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Le Japon a élaboré les principes de sa cuisine raffinée et esthétique au fil des siècles, des contraintes et des influences auxquels le pays a été si souvent confronté. Les guerres, les caprices du temps et des saisons sur les récoltes, le manque de terre arable, les interdits religieux, les courants apportés par les civilisations voisines sont tous des facteurs ayant largement contribué à ce qu'est devenue la cuisine japonaise. Aujourd'hui reconnu à travers le monde pour la finesse et l'incroyable beauté de sa gastronomie, le Japon fait de plus en plus d'adeptes de ses mets savoureux. On peut déguster entre trois et cinq plats lors d'un repas japonais. Ce que l'on retrouve au menu le plus souvent varie entre : le Tempura de crevettes et de légumes, chaque aliment étant recouvert de cette pâte et frit dans l'huile, le Sukiyaki, une sorte de b½uf accompagné de légumes que l'on cuit soi-même dans un bouillon, le Sushi Meshi, un riz vinaigré, le Yosenabe qui se compose de fruits de mer et de légumes que l'on cuit également soi-même dans un bouillon, ainsi que le Yakitori, une brochette de poulet et foie de poulet marinée.

Ce qui retient cependant l'attention dans la gastronomie japonaise est l'art grandiose du Sushi. Il existe des dizaines de sushi différents mais le principe de base (le sushi classique Nigiri-zushi, si l'on préfère) est de déposer un morceau de poisson frais (ce pourrait être un légume ou un oeuf apprêté) sur une part de riz vinaigré. Avec l'expérience, les Japonais ont raffiné cet art en lui apportant des formes et des agencements d'aliments de plus en plus complexes. Une assiette de sushi aujourd'hui est une oeuvre aussi bien pour les yeux que pour les papilles gustatives. Les maki (maki-zushi), Futomaki, Hosomaki, Temaki, Uramaki, sont roulés dans une feuille de Nori (algue) et se préparent de différentes façons. Enfin, le mets japonais qui cause le plus de sensations dans l'opinion reste toutefois le Fugu. Mets luxueux, le Fugu ou poisson-lune est également mortel si le cuisinier l'apprête mal car certaines de ses viscères contiennent un poison sans antidote. Mais il n'est pas nécessaire de mettre sa vie en péril pour apprécier toute la délicatesse et la subtilité du savoir-faire japonais !

# Posté le lundi 05 octobre 2009 07:24

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Le Japon est sans doute l'un des pays les plus fabuleux du monde. Vous me direz que je ne suis pas objective dans cette affirmation et vous aurez parfaitement raison. Mais si je tiens aujourd'hui à vous faire découvrir quelques-unes des merveilles de cette terre extraordinaire qui m'a vu naître, c'est que moi-même je ne cesse de m'extasier chaque jour devant les découvertes que me procure ce royaume de contrastes et d'excès, où s'affrontent des millénaires d'architectures, de traditions et de créations artistiques inégalables... Pays de contrastes fascinants, le Japon ne cesse de surprendre ceux qui s'y aventurent depuis quelques siècles maintenant. Alliant traditions rigoureuses et modernisme exalté, la mentalité nippone plonge l'étranger dans un paradoxe de tous les instants. Si les sanctuaires shintoïstes régalent le voyageur de leur caractère majestueux, débordant de sagesse et d'harmonie, la vie criante et affolante des grandes villes, défigurées par des gratte-ciel multiformes et les innombrables pubs aux néons clignotant, laisse au ventre une sensation d'exil et d'égarement tout à fait inquiétante. Mais il faut explorer le Japon au moins une fois au cours de son existence pour en goûter toute la complexité et surtout pour éprouver une expérience unique. Plus que nulle part ailleurs dans le monde, le Japon ballotte l'étranger d'un extrême à l'autre, lui dévoilant la beauté des jardins zen de ses campagnes avant de le projeter dans l'effervescence polychrome de ses villes surpeuplées. Ses paysages magnifiques, dominés par le mont Fuji et sa menace permanente, sa culture ancestrale qui perdure malgré les influences de l'Occident font de ce pays une destination dont l'exotisme ne peut que mener à l'émerveillement. Vivre le Japon, c'est découvrir les mystères d'hier aussi bien qu'envisager les extraordinaires possibilités d'un futur énigmatique. Bienvenue au Japon !

# Posté le lundi 05 octobre 2009 07:21

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Gyoza

Ingrédients (une cinquantaine de gyozas) :
50 pâtes à gyoza
500g de b½uf ou porc
1/2 chou chinois
1/2 botte de nira ou ciboulette
4-5 gousses d'ail
Sel et poivre

Hachez finement l'ail, le chou et le nira (photo de gauche), et mélangez le tout avec la viande, elle aussi hachée. Les gyozas se font généralement avec du porc, mais ici je les ai fait avec du b½uf. Une fois bien mélangée, assaisonnez la préparation avec un peu de sel et de poivre. Vous devriez obtenir une farce semblable à la photo (à droite).


La pâte à gyoza se trouve dans des magasins alimentaires chinois/japonais. Déposez un peu de farce au milieu de la pâte et fermez le ravioli, en ayant au préalable mouillé l'extrémité de la pâte pour qu'elle puisse bien coller. Lorsque vous fermez le ravioli, appuyez bien en fesant des petites pliures (voir photo). Réitérez l'opération pour obtenir 50 gyozas.

La partie la plus délicate est la cuisson. Les gyozas doivent être cuit à la vapeur, et grillé d'un coté. Le mieux est d'avoir une poêle à bords hauts pour la cuisson vapeur et une autre poêle pour la partie friture. Videz environ 1 verre d'eau dans la poêle et mettez y les gyozas (environ 10) en plaçant un couvercle. Attendez environ 1 minute le temps que l'eau sévapore un peu. Puis mettez les gyozas cuits à la vapeur dans l'autre poêle avec un peu d'huile de tournesol. Laissez griller à feu moyen pendant quelques minutes. Une fois bien doré, servez directement ! Degustez les avec un peu de sauce de soja.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 04:07

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Beignets de Crevettes

Ingrédients :
Gambas (pour 16 environs)
Farine
2 ½ufs
Pain de mie nature (3 tranches)
Huile (environ 40cl)

Commencez par dépioter les gambas : pour ce faire, enlevez d'abord la tête, les pattes, puis la racapace, en laissant celle proche de la queue. Puis, essayez au mieux de les déveiner sur le dessus pour enlever leur intestin, en les tenant droite, et en essayant de retirer doucement la partie noire. Puis, coupez aux ciseaux une partie de la queue, comme sur la photo à droite.


Une fois les gambas prêtes, mettez respectivement la farine, les deux ½ufs battus et le pain haché dans des bols différents (voir photo gauche). En suivant ce même ordre, trempez bien chaque gambas dans la farine, puis les ½ufs, et enfin le pain. Il ne faut pas qu'il y ait du surplus de pain, il doit juste recouvrir la surface de la gambas ! Vous obtenez une préparation semblable à la photo de droite.


Ensuite, dans une poêle assez profonde, mettez l'huile à chauffer à feu assez fort. Une fois celle-ci bien chaude, mettez-y vos gambas (4 à 5 à la fois), et retournez-les pour bien les faire dorer des deux côtés. Déposez-les ensuite sur une assiette avec du sopalin pour éponger un peu l'huile. C'est prêt ! Vous pouvez les servir avec un peu de riz, et une feuille de nori !


Nuggets à la japonaise

Ingrédients :
1 cuisse de dinde (3-4 personnes)
4 cuillères à soupe de farine
3 cuillères à soupe de maizena
Sucre de canne liquide
Sauce de soja
Ail granulé
Sel
Huile (environ 40cl)
Gingembre (facultatif)

Une fois les ingrédients réunis, commencez par mélanger dans un saladier la farine avec la maizena. Puis mettez-y suffisamment d'eau, tout en remuant afin d'éviter les grumeaux, pour avoir une pâte assez onctueuse (photo de droite). Puis, rajouter environ 2 cuillères à soupe de sucre de canne liquide, 3 cuillères à soupe de sauce de soja, 1 à 2 pincées de sel et pour finir 2 pincées d'ail granulé.


Une fois la préparation bien mélangée, vous pouvez éventuellement rajouter un peu de gingembre rapé. Ensuite, coupez la viande en petits morceaux, en essayant au mieux d'enlever la peau et les tendons (photo de gauche).
Mélanger ensuite la viande avec la préparation. Les morceaux de viande doivent bien baigner dans la sauce (photo de droite).


Dans une poêle assez profonde, mettez l'huile à chauffer à feu assez fort. Une fois celle-ci bien chaude, mettez-y la viande en essayant de mettre de la sauce sur toute la surface de chaque morceau (6 morceaux de viande à chaque fois environ), et retournez-les pour bien les faire dorer des deux côtés. Déposez-les ensuite sur une assiette avec du sopalin pour éponger un peu l'huile. Un conseil, prenez deux paires de baguettes: une pour les prendre dans la sauce et les déposer dans l'huile, et l'autre pour les retourner et les prendre de l'huile. C'est prêt !

# Posté le lundi 28 septembre 2009 04:06

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Ingrédients :
Riz (préférence le riz blanc long grain)
Poudre de vinaigre

Versez le riz dans une casserole et enlevez-y l'amidon : pour ce faire, lavez le riz sous l'eau en mettant une quantité suffisante pour l'immerger, secouer le riz avec votre main jusqu'à ce que l'eau soit bien blanche (photo à gauche), puis videz l'eau dans l'évier tout en faisant attention à ne pas perdre de riz. Renouvellez cette opération plusieurs fois, jusqu'à ce que l'eau ne soit plus trop blanche (le riz quant à lui doit être à présent relativement blanc).
Ensuite, versez une quantité d'eau propre jusqu'à 5mm au dessus de la surface du riz (photo à droite), puis mettez un couvercle à votre casserole.


Important ! A partir de maintenant, vous ne devez surtout pas soulever le couvercle, car ceci risquerait de faire échapper la vapeur et votre riz ne serait pas collant !
Mettez votre casserole sur feu fort jusqu'à ce que vous voyez de la vapeur s'échapper du couvercle. Mettez immédiatement à feu doux, et laissez chauffer pendant 10 minutes.
Puis coupez le feu, et laissez refroidir pendant 5 minutes environ. Vous pouvez à présent enlever le couvercle. Puis, le but maintenant est d'aérer votre riz: versez le riz dans un saladier, et avec une spatule, séparez le riz en faisant des lignes. Si vous avez de la poudre de vinaigre (se trouve dans les magasins alimentaires chinois/japonais), soupoudrez-en un peu sur le riz (photo ci-dessus), tout en continuant d'aérer votre riz. N'hésitez pas à en mettre selon votre goût.
Voilà ! A présent, si vous voulez former des boulettes pour en faire des sushis, je vous conseille de mouiller régulierement vos mains car vous risqueriez de vous en mettre plein les doigts.


Gyu-Don

Ingrédients :
Porc (echine) ou b½uf
Sauce de Soja
Sucre liquide ou miel liquide
Saké (facultatif)
1½uf

Le choix de la viande vous appartient ! Mais si vous prenez du b½uf, essayez d'avoir une viande un peu grasse (ce sera meilleur en goût, mais pas forcément pour la santé !). Coupez en petit morceau le porc, ou en plus petites tranches si c'est du b½uf. Faîtes cuires votre viande (plus longtemps si c'est du porc), puis lorsque celle-ci est prête, mettez à feu doux et ajoutez-y de la sauce de soja (assez pour que votre viande soit bien empreignée, ne la faites pas non plus baigner). Ajoutez-y en même temps le sucre ou miel liquide (selon votre goût).


Laissez bien caraméliser pendant une dizaine de minutes, la viande doit bien être empreignée de la sauce (rajoutez de temps en temps du sucre ou miel liquide si vous pensez que ça ne caramélise pas assez). Pendant la cuisson, vous pouvez rajouter 3 à 4 cuillères à soupe de Saké si vous en avez, pour que ca soit plus tendre. Puis, mettez votre préparation sur du riz (classique ou par préférence le riz à la japonaise), et versez dessus un ½uf battu. C'est prêt !

# Posté le lundi 28 septembre 2009 04:05

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Salut

Tout d'abord au Japon, on ne se serre pas la main, et on ne se fait encore moins la bise ! Les japonais n'aiment pas tellement le contact physique avec les autres. Ainsi, ils se penchent, plus ou moins bas, selon le statut de la personne.
Les hommes se penchent en ayant les bras le long du corps, alors que les femmes ont leurs mains croisées, devant elles.

Savoir-vivre

Se déchausser
Lorsque vous allez chez des gens, vous devez toujours enlever vos chaussures à l'entrée (un petit hall est souvent prévu à cet effet). Vous devez donc marcher dans toute la maison pieds nus ou en chaussette.
Vous pouvez rencontrer d'autres endroits où il faut se déchausser, comme à l'entrée des temples ou dans les hôtels traditionnels.

Le respect d'autrui
Le Japon est un pays qui respecte énormément les règles, où le respect d'autrui est très important.
Par exemple, vous devez faire la queue sur le quai en attendant le train (un couloir dessiné sur le quai sert souvent d'indication); vous devez attendre que le feu de signalisation soit vert avant de traverser (et même s'il n'y a pas une voiture à la ronde !). Vous devez aussi rester sur le coté (droite ou gauche, selon la région) de l'escalator, pour laisser passer les gens pressés. Vous remarquerez vite fait que ce n'est pas les bousculades habituelles de France pour essayer de passer sur l'escalator, vous devrez bien faire comme tout le monde si vous ne voulez pas vous faire remarquer.

Les Religions

Au Japon, les religions sont nombreuses, et ne sont pas aussi dissociées qu'en France. Un japonais pourra très bien prier dans deux temples différents, l'importance est surtout de croire en quelque chose. Bref, les japonais aiment bien prier, rien que par respect.
On pourra donc trouver par exemple des Catholiques, des Protestants, des Orthodoxes. Mais deux principales religions gouvernent la plupart de l'archipel, qui sont le Shintô (religion d'origine) et le Bouddhisme. Le but n'étant pas de décrire précisémment ces religions (d'autres sites le font mieux que moi), mais de garder à l'esprit que si vous visitez un temple japonais, quel qu'il soit, allez faire preuve de respect en allant prier.

Petits temples

Comme je viens de le dire, les japonais sont très croyants. Dans certaines familles, vous trouverez même des petits temples miniatures, sur une petite table, devant lesquels ils aiment prier. Ils apprécient ainsi avoir leurs petits temples à eux. Parfois, ils font même des offrandes (pour quelqu'un de décédé par exemple) en posant des fruits devant le temple. Donc si vous y voyez une orange et une pêche, n'y touchez pas ! N'allez pas les ramener en cuisine !

# Posté le lundi 28 septembre 2009 04:04

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La légende rapporte que le Japon fut fondé au viie siècle av. J.-C. par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les ve et vie siècles par les moines bouddhistes chinois et coréens, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, des régents du clan Fujiwara (du viiie siècle au milieu du xie siècle) aux shoguns (général en chef des armées, à partir de 1192). L'apogée de l'autorité impériale se situe au début de l'époque de Nara (première partie du viiie siècle) et à la fin de celle de Heian par le biais du système des empereurs retirés (d'environ 1053 jusqu'à 1085-1092).
À partir du xvie siècle, des commerçants venus tout d'abord du Portugal (1543), puis des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du xviie siècle, le bakufu (shogunat) Tokugawa craignit que ces missionnaires portugais fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d'une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total8) et la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort accompagnée de torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l'étranger, à l'exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et néerlandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島).
Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.
En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l'Occident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé de démissionner et l'empereur fut réinvesti du pouvoir.
La restauration Meiji de 1868 mit en ½uvre de nombreuses réformes. Le système de type féodal et l'ordre des samouraïs furent officiellement abolis et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées (les préfectures furent mises en place). De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et d'autres territoires.
L'expansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du xxe siècle avec l'annexion de la Corée en 1910. Il prit de l'ampleur au cours de l'ère Shōwa avec l'invasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, l'empire se lança dans une invasion de la Chine qui débuta avec le bombardement stratégique de Shanghai et de Canton, ce qui entraîna une résolution de blâme de la Société des nations à l'encontre du Japon mais surtout un écrasement des forces du Guomindang. Plus de deux cent mille civils chinois furent exterminés lors du massacre de Nankin (Nanjing) par l'armée impériale japonaise.
L'attaque de Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941, visant à détruire une partie de la flotte de guerre américaine, engagea l'empire dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l'Axe. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusqu'à occuper la Birmanie, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, l'Indonésie, la Nouvelle-Guinée, l'Indochine française et l'essentiel des îles du Pacifique. Ce gigantesque empire militaire, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, était destiné à servir de réservoir de matières premières. L'occupation de ces territoires fut marquée par d'innombrables exactions à l'encontre des populations d'Extrême-Orient, crimes pour lesquels les pays voisins du Japon demandent toujours des excuses ou des réparations aujourd'hui.
L'empereur Shōwa procéda finalement à la reddition de l'empire du Japon le 14 août 1945 après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et l'invasion soviétique du Manzhouguo. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.
Le Japon, dont plusieurs des villes majeures ont été dévastées par les bombardements, est occupé par les troupes du Commandant suprême des forces alliées, MacArthur. Celui-ci met en place le tribunal de Tōkyō pour juger quelques-uns des dirigeants politiques et militaires de l'empire mais exonère tous les membres de la famille impériale ainsi que les membres des unités de recherche bactériologiques.
Confiné à l'archipel, le pays demeura sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du Japon. L'économie se rétablit ainsi rapidement et permit le retour de la prospérité dans l'archipel dont les jeux Olympiques de Tōkyō et le lancement du Shinkansen en 1964 furent les symboles.
Des années 1950 jusqu'aux années 1980, le Japon connaît une apogée culturelle et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début des années 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate, marquant le début de la « décennie perdue ». Ces années sont aussi marquées par une certaine instabilité politique (avec la première chute d'un gouvernement par une motion de censure en 1993) et plusieurs catastrophes d'origines humaines (Attentat au gaz sarin dans le métro de Tōkyō en 1995) ou naturelles (tremblement de terre de Kōbe, également en 1995).
Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de l'État, le Japon occupe, en matière de budget militaire, la cinquième place dans le monde en chiffres absolus, mais l'importance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien d'une armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que dans le cadre de l'autodéfense. La « force d'autodéfense » japonaise est un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.
Avec la guerre en Irak en 2003, la constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre d'opérations à caractère non strictement militaire (reconstruction, aide humanitaire...). De la sorte, le Japon espère acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 14:07

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L'art de l'estampe


Les estampes japonaises ont longtemps fait la joie des plus grands collectionneurs du monde entier. Aujourd'hui encore, on se les arrache à prix d'or. Mais l'engouement pour cette forme d'artisanat s'est dissipée au profit d'autres arts dont le Japon est prodigue. Les premiers exemples d'estampes ont été remarqués vers le 8e siècle. Il s'agissait alors d'impressions sur bois assez simples et réservées à des thèmes religieux. C'est plutôt au cours de la période d'essor économique de la fin du 19e siècle que l'estampe (Ukiyo-e) connaît son apogée avec l'illustration de scènes érotiques ou encore de scènes pittoresques mettant en valeur les exploits ou la vie quotidienne de riches marchands.

La fabrication d'estampes procédait alors d'une technique de base millénaire, c'est-à-dire que le peintre dessinait, sur une feuille de papier de riz, son sujet qu'il appliquait ensuite sur une planche de bois. On gravait le dessin sur la planche et, après l'avoir enduit d'encre, on transférait l'image sur le papier final. Alors que les estampes primitives n'étaient composées que de noir, on les voit bientôt changer sous une polychromie, d'abord appliquée grossièrement à la main, puis réalisée par tirages superposés à l'aide d'encres de couleur. Cette technique permettait enfin aux artistes de l'estampe de créer des oeuvres fortes, d'une grande valeur et dont la richesse de teintes était parfaitement remarquable. Des artistes acquirent alors une renommée hors frontières comme Shunshô (1726-1792), Utamaro (1753-1806) Hokusai (1760-1849) que les impressionnistes ont reconnu comme étant l'un de leurs précurseurs ou Hiroshige (1797-1858).

L'art de l'estampe est simple et d'une concision incroyable. Les premiers sujets à avoir suscité l'intérêt d'un public plus large sont les acteurs, les jolies femmes, les métiers ou les courtisanes. Mais les artistes prirent bientôt conscience qu'ils pouvaient repousser les limites de leur art et ils se lancèrent à l'assaut de paysages complexes et entreprirent la conception de séries qui se monnayaient beaucoup plus facilement. Puis tout doucement, l'estampe disparut au profit de la photographie et des modes d'expressions promus par la culture occidentale. Le Japon venait de s'ouvrir au monde...

# Posté le lundi 05 octobre 2009 07:27

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La cérémonie du thé

Il semble que la cérémonie du thé au Japon ait d'abord été un dada des moines bouddhistes zen. Cette cérémonie appelée Chanoyu consistait à préparer le thé vert, produit alors à partir d'une poudre verte (matcha), laquelle était fort précieuse puisqu'elle servait également à des fins curatives. Les moines faisaient de ce moment particulier une sorte de rituel qui incitait au calme et à la méditation. Ce rite aboutit finalement à la cour de l'empereur où il fut raffiné à l'excès par un Maître du thé. La cérémonie atteignit dès lors des sommets de perfection et devint une tradition incontournable au c½ur des coutumes japonaises.

Selon un ordre prescrit et rigoureux, le Maître du thé doit procéder à la préparation de la pièce destinée à recevoir les hôtes. Il purifiera à l'aide de linges de soie le service qui contiendra le thé, chauffera l'eau à une température précise, versera l'eau sur la mixture et fera naître dans chaque bol, avec un fouet de bambou, une mousse délicate à la surface du thé et présentera une part égale du breuvage à chacun des invités avec respect et humilité. L'invité devra s'acquitter de sa tâche en buvant le thé avec humilité et respect à son tour et rendre le bol dans la même position qu'on lui aura remit. Il semble même que, selon certaines écoles, l'invité doive, à la dernière gorgée, incliner la tête vers l'arrière et exécuter une sorte de plainte gutturale pour manifester son appréciation de la dégustation. Souvent, à la fin de la cérémonie, le Maître du thé présente les instruments qu'il a utilisé pour préparer le rituel et indique, par la même l'occasion, le nom des artisans qui les ont fabriqués. La cérémonie du thé se déroule normalement dans une modeste maisonnette (cha-shitu) et elle peut se prolonger de 45 minutes jusqu'à plusieurs heures.

Il est important de bien comprendre que si la cérémonie du thé varie en raison de plusieurs facteurs dans sa célébration (situation géographique du pavillon de thé, nombre d'invités, l'école de laquelle se revendique le maître de thé, etc.), son caractère spirituel, en revanche, reste immuable. Lors de la cérémonie du thé, on célèbre l'harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d'esprit. Une expérience mystique donc, qui vaut largement quelques sessions de massage...

# Posté le lundi 05 octobre 2009 07:25

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Les sumos


Si le pouvoir d'attraction des lutteurs sumos laisse parfois les Occidentaux perplexes, il suffit de regarder la frénésie des jeunes filles à l'endroit de ces poids lourds du sport japonais pour comprendre toute l'ampleur du phénomène. Les sumos sont en quelque sorte des demi-dieux au Japon et encore aujourd'hui, leur réputation est sans failles. Il semble que les preuves de l'existence des sumos remontent à plusieurs siècles mais que les écrits n'en relatent les exploits que dans le Kojiki, ouvrage rédigé en 712. Aujourd'hui, les règles du combat sont plutôt bénignes mais il fut une époque où les sumos se battaient jusqu'à la mort. Heureusement, la tradition n'a conservé que le caractère symbolique de cette représentation guerrière, laquelle, à l'origine, s'inscrivait à titre de rite de fécondité.

Le sumotori répond à un entraînement rigide auquel il se soumet chaque jour. Consommant deux repas par période de 24 heures (le Chankonabe, qui consiste en un ragoût de viandes, de légumes, de féculents liés par une sauce onctueuse et contenant ainsi un taux très élevé de protéines), l'un vers midi, l'autre vers vingt heures, le sumo dors immédiatement après les repas pour que la sieste permette plus facilement l'accumulation des graisses. En général, le sumo engloutit entre 8000 et 10 000 calories quotidiennement. La vie entière d'un lutteur de sumo est régit par des codes rigoureux et une hiérarchie bien définie qui en font des héros adulés et convoités. Fait étrange, lors des combats, les sumos s'adonnent à un rituel de préparation (entre 4 à 10 minutes) beaucoup plus long que le combat lui-même (parfois quelques secondes seulement). Une série de positionnements et de gestes cérémonieux sont destinés à impressionner l'adversaire, de l'½illade meurtrière aux claquements de cuisses en passant par diverses manifestations de la force physique du lutteur. Le spectateur assiste alors à un véritable ballet où la virilité est portée à son comble. La lutte sumo est considérée comme un art national (Kokugi) et elle est respectée partout au Japon.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 07:32